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27/11/2007

Victor et Léopold

Version 4.03 - Mise à jour le 28/09/2008

Victor Hugo, 1802 - 1885, mon Maître en poésie.

Pour le fun des lecteurs vous trouverez ci-dessous la poésie complète de Booz endormi de Victor Hugo (planche 1) et des explications sur l’extrait poétique de Léopold Sedar Senghor, le Kaya-Magan. (planche 7)

 

                               La Légende des siècles - Booz endormi.

Booz s'était couché de fatigue accablé ;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

Ce vieillard possédait des champs de blés et d'orge ;
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin ; 
Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.

Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
« Laissez tomber exprès des épis, » disait-il.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu'il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu'un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l'œil du vieillard on voit de la lumière.

Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens.
Près des meules, qu'on eût prises pour des décombres,
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;
Et ceci se passait dans des temps très-anciens.

Les tribus d'Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l'homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu'il voyait,
Était encor mouillée et molle du déluge.

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
Or, la porte du ciel s'étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu'au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un Dieu.

Et Booz murmurait avec la voix de l'âme :
« Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n'ai pas de fils, et je n'ai plus de femme.

» Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi,
Ô Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;
Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.

» Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?
Comment se pourrait-il que j'eusse des enfants ?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;
Le jour sort de la nuit comme d'une victoire ;

» Mais, vieux, on tremble ainsi qu'à l'hiver le bouleau ;
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un bœuf ayant soif penche son front vers l'eau. »

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une moabite,
S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

Booz ne savait point qu'une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

La respiration de Booz qui dormait,
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l'œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.


4.2 - Léopold Sedar Senghor. (Sénégal, 1906 - 2001).

« Kaya-Magan, je suis !
La personne première
Roi de la nuit d’argent
Roi de la nuit noire.
L’étrangère aux yeux de clairière
Aux lèvres de pommes cannelles…
A l’âme de buisson ardent.… »  

Les Ethiopiques, le Kaya-Magan.

C’est ainsi que j’ai relu ces vers. Internet existe à présent et ma curiosité s’est dirigée vers l’auteur. C’est ainsi que j’ai trouvé une trentaine de pages écrites par Philippe Chailan, Jacqueline Sorel (avec la collaboration de Simonne Pierron).

Je ne puis m’empêcher de les retranscrire en souhaitant que ces deux textes vous apportent autant de plaisir qu’à moi. Ce sera notre petit quart d’heure de bonheur.

Léopold Sedar Senghor serait d’origine Sérères qui étaient des animistes. L'animisme est l'attitude religieuse traditionnelle en Afrique, et consiste à attribuer aux choses une âme analogue à l'âme humaine.

Historiquement, les Sérères ont fui les rives du fleuve Sénégal, sous la pression de l'Islam, en particulier sous la pression d'un peuple islamisé d'Afrique occidentale, les Toucouleurs. Car, en Afrique noire, animisme et Islam coexistent souvent, et n'ont pas toujours cohabité pacifiquement dans le passé.

Généralement, les Sérères se sont convertis au christianisme. On ne s'étonnera donc pas de trouver chez Senghor un mélange de traditions animistes et de foi chrétienne

Dans les langues négro-africaines, "presque tous les mots sont descriptifs". Nommer, c'est décrire - c'est donc, véritablement, rendre présent, - alors que depuis la fin du XIXème siècle, un certain nombre de poètes français, symbolistes notamment, ont pensé que nommer, c'était désigner les choses en absence, et, d'une certaine façon, faire briller leur absence.

La nomination dans un cas au moins produit une identification entre le locuteur et un personnage. Devons-nous simplement considérer dans ce cas que, comme avec le narrateur dans un texte en prose, l'auteur pose d'emblée un je fictif, un je qui n'est pas le sien ?

Le rapport semble plus complexe: si le locuteur du poème intitulé Le Kaya-Magan commence par dire: "Kaya-Magan je suis ! la personne première", ce n'est sans doute pas seulement pour imposer au lecteur son identité; et l'inversion de l'attribut et du verbe n'est sans doute pas là seulement pour mieux nous l'imposer.

Si l'on repense à ce qu'écrit Senghor de l'image analogique et du pouvoir du verbe, il faut sans doute considérer cette exclamation et l'inversion qu'on a décrite comme un moyen d'appeler la présence même de Kaya-Magan: comme si le je du locuteur s'appelait lui-même à la présence, appelait sa propre présence - ou comme si le je du locuteur s'identifiait à Kaya-Magan par cette opération de nomination.

Rappelons que Kaya-Magan est le titre que portait l'empereur dans une ancienne dynastie du Mali.

On peut s'interroger d'ailleurs sur la suite du vers: "la personne première". Cette expression veut-elle dire: la personne la plus éminente ? Ou veut-elle dire: moi, qui vous parle à la première personne, je suis - ou je deviens - l'empereur, le Kaya-Magan ? Sans doute est-ce un peu les deux.

Le rythme comme thème privilégie la poésie de Senghor. L'importance du rythme est évidente à deux titres: - d'une part, comme trait distinctif de la poésie négro-africaine, d'autre part comme thème tout simplement: le rythme dont il est si souvent question dans la poésie de Senghor semble alors se confondre avec les battements du cœur africain, avec le rythme vital de l'Afrique.

Rythme musical et rythme vital: le jazz et la syncope. Il arrive que le substantif soit suivi d'un nom d'instrument de musique en position de complément du nom:

"Silence de combat sans éclats de silex, au rythme du tam-tam tendu de sa poitrine / Au seul rythme du tam-tam que syncope la Grande-Rayée à sénestre."  (L'Homme et la Bête)

Dans l'esprit de Senghor, le rythme est également associé au jazz, musique créée par les Noirs américains.

Ce qui permet l'association entre rythme traditionnel et jazz est peut-être l'importance de la syncope: ce mot désigne, en musique, la prolongation sur un temps fort d'un élément accentué d'un temps faible, produisant un effet de rupture dans le rythme: ainsi, on pourrait donner contretemps comme synonyme de syncope.

Philippe Chailan

Femmes de l’ombre : Sia Isabéré, la femme sacrifiée

L’histoire d’Isabéré ne relève pas du domaine de la légende mais des mythes restés dans la mémoire collective après la disparition des grands royaumes.

Elle touche l’imaginaire des peuples du Sahel et rappelle que religion et royauté sont intimement liées. Une jeune fille sacrifiée pour la prospérité du royaume... un serpent python qui incarne le pouvoir religieux... un guerrier qui ose enfreindre l’interdit et défendre sa fiancée, ces anciens thèmes gardent toujours leur intérêt ; ils ont été récemment repris et modernisés par Dany Kouyaté dans un beau film intitulé Sia ou le rêve du python.

Nombreux sont les peuples d’Afrique qui situent leur origine dans l’est du continent. Ainsi en est-il des Soninkés et des Sarakolés, que l’on rencontre en Afrique de l’Ouest, en particulier au Mali ou dans les régions avoisinantes.

La tradition orale raconte qu’un jeune homme, nommé Dinga, aurait traversé le Sahara d’est en ouest avec une petite troupe de chasseurs et qu’ils se seraient fixés dans le sud de la Mauritanie, sans doute dans la région d’Aoudagost.

Par la suite, son fils Dyabé, muni des tambours royaux, serait descendu plus au sud et, sur les conseils d’une hyène et d’un vautour, il se serait installé dans un lieu nommé Wagadou, ce qui signifie pays des troupeaux.

De nombreux chercheurs ont tenté de situer l’emplacement de ce royaume et de sa capitale Koumbi Saleh. Le désert a jeté son manteau de dunes sur les lieux, et l’empire de Ghana qui lui a succédé a brouillé les mémoires, tandis que les villes anciennes de Mauritanie, en traçant les routes du commerce qui se développa par la suite ont fini par submerger ce passé lointain.

Reste la légende, et en particulier l’histoire de Sia Isabere, cette jeune fille belle et sage qui vivait en ce temps là et qui fut choisie par le destin pour assurer la prospérité d’un peuple.

Dyabé arrivé de l’est aurait-il eu pour origine la région du Nil comme le laisserait supposer son teint pâle et ses compagnons, le vautour et la hyène ?

Toujours est-il que son installation dans le Wagadou fit l’objet d’un contrat avec l’habitant des lieux : le serpent Bida, un python qui logeait alors dans un puits profond et qui, selon certains récits, aurait pu être un demi-frère de Dyabé.

Les exigences du Bida ne se discutaient pas : chaque année, en fin de saison sèche, une jeune fille vierge, vêtue de blanc et montée sur un cheval, blanc également, devait lui être offerte au cours d’une cérémonie rituelle présidée par le roi, le Kaya Magan du Wagadou. Ce qui fut fait chaque année. Le royaume prospérait, et l’on pouvait supposer que le sacrifice offert au serpent était vraiment nécessaire pour faire venir la saison des pluies.

L’herbe poussait, les feuilles verdissaient, les oueds se remplissaient et les troupeaux pouvaient se développer en même temps que la richesse des habitants.

Offerte au terrible serpent python

Le choix de la jeune vierge à sacrifier chaque année revenait à une assemblée de féticheurs et de guerriers, réunie autour du Kaya-Magan.

Son nom était tenu secret jusqu’au jour prévu pour la cérémonie. Au petit matin, les tambours entraient en jeu et les coeurs frémissaient en les entendant.

Sia Isabéré était de famille noble. Son père faisait partie de l’entourage du roi et la main du conseil n’aurait pas dû s’abattre sur elle pour l’offrir en sacrifice au serpent python. Mais la jeune fille était à la fois belle et sérieuse et pourquoi ne pas penser qu’elle suscitait jalousie et envie parmi les vieux prétendants éconduits, ceux-là même qui la désignèrent comme victime cette année-là ?

« Je dis KAYA MAGAN je suis ! Roi de la lune, j’unis la nuit et le jour.

Je suis Prince du Nord du Sud, du Soleil-levant Prince et du Soleil-couchant.

La plaine ouverte à mille ruts, la matrice où se fondent les métaux précieux ».

Oui, le Kaya Magan, maître tout Puissant de la destinée du Wagadou accepta le sacrifice. Mais, dans son entourage, il y eut un homme à qui le vent porta la nouvelle et qui refusa de voir la beauté et l’innocence précipitées dans la gueule du monstre.

Mamadou, fiancé choisi par la famille de Sia Isabéré, se préparait à payer la dot de sa future épouse. Au cours de ses voyages à travers le Sahara, le jeune homme avait rencontré d’autres peuples, fréquenté des caravanes, acquis d’autres habitudes et, comme son nom l’indique, il était musulman.

Le sacrifice coutumier d’une jeune fille lui paraissait d’autant plus barbare qu’il s’agissait cette fois de sa fiancée.

Comme beaucoup de jeunes de l’époque, Mamadou était à la fois berger et guerrier. Il faisait partie d’une classe d’âge qui, dans ses discussions, pouvait remettre en cause les traditions, tout en restant soumis aux lois du royaume. Mamadou était capable de rébellion, et cette fois il décida de refuser la coutume imposée par les anciens.

Terrifiée, elle sanglotait en silence

La nuit qui précéda la cérémonie du sacrifice, des hommes en armes vinrent, au nom du Kaya Magan, se saisir de la jeune fille élue. Sia Isabéré, qui n’avait jusqu’alors rien soupçonné, fut terrifiée.

Aux parents, on présenta comme un honneur d’avoir une fille considérée comme la plus belle et la plus sage du clan. Pour compenser sa perte - car la femme est une richesse à la fois comme main d’œuvre et comme mère - ils allaient recevoir, leur dit-on, son poids en or, celui que le Wagadou détient grâce à son serpent protecteur, le Bida.

Les parents s’inclinèrent et la jeune fille ne put que sangloter en silence. Elle se sentit seule, abandonnée.

Le jour dit, tandis que l’aube se lève, les tambours royaux se mettent à battre. Les femmes revêtent la future victime des étoffes blanches qui doivent entourer son corps d’adolescente. Sa tête, couverte d’une mousseline fine est cernée d’une couronne de plumes de couleur virginale. Le cheval blanc, qui doit la conduire à l’antre du python piaffe sous la main d’un jeune palefrenier tandis que la foule, à la fois angoissée et délirante, chante les louanges de l’héroïne du jour.

Il s’agit bien d’une fête, personne ne doit l’oublier. Une fois la jeune fille livrée au monstre, un grand festin attend les invités qui ne penseront plus au sort de la victime et ne garderont en mémoire que la nécessité du sacrifice et le poids d’or distribué en compensation.

Mamadou s’est tapi dans les herbes hautes. Il a placé ses compagnons d’armes non loin du puits, lieu ultime du sacrifice.

Faire, ne serait-ce qu’un léger signe à sa fiancée pour lui donner espoir et lui montrer qu’il est présent, serait pour lui un soulagement, mais il doit se cacher et ne peut manifester son soutien. Il la voit donc, parée des riches étoffes qui auraient dû être celles de son mariage, il observe ses larmes retenues, sa tristesse, et son cœur se déchire.

Tandis que la jeune fille descend de cheval et, alors que tous les regards sont tournés vers elle, il rampe près du puits et prépare son épée.

Sia Isabéré est accompagnée par des femmes qui la dirigent vers l’antre du Bida et la laissent seule. Elle attend en silence et ferme les yeux. Que ressent-elle à cette minute même ? Peur ? Sûrement. Révolte ? Peut-être. Fierté d’avoir été choisie pour assurer l’avenir d’un peuple ? On peut en douter. Mais la destinée des femmes est d’être soumise et d’accepter leur sort et Sia s’y conforme. L’angoisse l’étreint.

Mamadou tranche la tête du monstre

Le serpent est sorti du puits, il élève la tête et la tourne en tous sens pour observer sa proie. La foule retient son souffle et, soudain, Mamadou se lève et, d’un grand coup de sabre, tranche la tête de l’animal en plusieurs morceaux qui se répandent au loin.

Dans un grand cri de haine le serpent prédit « sept ans de sécheresse » à ce peuple ingrat qui lui doit sa prospérité. Et c’est à partir de ce jour-là, racontent les anciens, que le Sahara a commencé à se transformer en désert, et que le royaume du Wagadou s’est trouvé supplanté par l’ancien Ghana.

Et c’est à partir de cette époque, ajoutent certains, que l’Islam s’est introduit dans la région, à côté des religions traditionnelles. Mamadou en aurait été le symbole.

On raconte aussi que les débris du python ont atterri dans le Bambouk et le Bouré, donnant naissance aux mines d’or qui firent la richesse de l’empire de Ghana. Les mythes sont chargés d’histoire, encore faut-il pouvoir les interpréter. (Des chercheurs s’y sont intéressés, notamment Lilyan Kesteloot dans ses nombreux ouvrages publiés à l’IFAN de Dakar).

Royaume du Wagadou, Empire du Ghana, puis Empire du Mali, l’histoire de l’Afrique de l’Ouest a conservé le souvenir de la grandeur de ce passé prestigieux. Les temps anciens sont toujours empreints de merveilleux dans la mémoire des peuples. Gageons cependant que peu de jeunes filles, belles et sages, souhaiteraient pour leur part y revenir.

Jacqueline Sorel avec la collaboration de Simonne Pierron.

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